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Tim Antill, candidat à la maîtrise, réclamation et restauration de l’Écosystème, Université de l’Alberta, Dr. Anne Naeth (directeur de thèse)

Je travaille présentement sur les effets du chardon de Russie (salsola kali), une herbacée envahissante, sur les prairies montagnardes du Parc national de Jasper.

L’envahissement par des plantes exotiques peut avoir un impact important sur les fonctions et l’intégrité des écosystèmes naturels. Au Parc national de Jasper, de grandes étendues de chardon de Russie on été observées sur les prairies montagnardes où broutent en hiver les mouflons et d’autres ongulés. Il est inquiétant de voir que ces zones sont en croissance. Les endroits peuplés par le chardon de Russie semblent coïncider avec le broutage continu des mouflons, de l’élan et possiblement le chevreuil. Les endroits critiques semblent être broutées de façon excessive, réduisant ainsi la condition du pâturage et permettant au chardon de Russie de s’implanter et e faire compétition voire même remplacer les espèces de plantes indigènes déjà stressées, réduisant ainsi le fourrage sauvage.

Afin de gérer et de protéger l’intégrité écologique dans les parcs nationaux du Canada, il est important de bien comprendre comment les communautés de plantes indigènes dans les parcs réagissent à l’influence d’espèces envahissantes et le rôle des herbivores dans tout cela. Une connaissance accrue de la réaction des plantes indigènes à certaines plantes envahissantes peut mener à une amélioration des efforts de restauration écologique et des méthodes de gestion. Le broutage excessif potentiel dans les habitats de pâturage d’hiver peut favoriser l’établissement du chardon de Russie dans les prairies montagnardes indigènes. Cette étude examine le rôle du broutage des espèces sauvages et la condition du pâturage sur l’établissement du chardon de Russie. Les résultats de cette étude aideront les gestionnaires du parc à développer des méthodes de contrôle du chardon de Russie efficaces, ainsi que des stratégies de gestion des ongulés dans l’utilisation des pâturages d’hiver.

Spécifiquement, ce projet de recherche vise le type et l’étendue des infestations de chardon de Russie dans le parc, le mécanisme de l’invasion, le rôle du broutage de la faune sur l’établissement du chardon de Russie, comment cette plante affecte les populations de plante indigènes, et les stratégies susceptibles d’aider la gestion de cette espèce. Les résultats de la recherche vont servir aux gestionnaires du territoire au sein du parc mais aussi les autres gestionnaires de par cet du territoire qui s’intéressent au broutage des ongulés et aux espèces envahissantes.

Laura Gray, programme du Doctorat, Département des ressources renouvelables, Université de l’Alberta. Dr. Andreas Hamann (Directeur de thèse)

Le changement climatique est devenu un sujet dominant dans la recherche écologique depuis que nous observons les effets des températures à la hausse sur les populations de plantes. Dans l’Ouest du Canada, la recherche a déjà identifié les changements climatiques comme étant la cause de la perte de populations d’arbres locaux, directement à l’occasion de sècheresses extrêmes ou indirectement dû à l’étendue accrue des animaux nuisibles et des maladies. Le Panel international sur le changement climatique suggère que la température globale continuera de grimper de 0.2 C par décennie, soulevant la question : les populations d’arbres dans un réseau statique de réserves seront-t-ils protégés de façon adéquate?

Le but de ma recherche est de déterminer si le réseau actuel d’aires protégées est suffisant pour protéger les espèces d’arbres indigènes en Alberta, Colombie Britannique et en Saskatchewan, considérant que le Canada fait face aux changements climatiques. En modélisant les habitats des espèces d’arbres dans une variété de projections climatiques, je pourrai identifier (1) la durée au cours de laquelle le présent réseau d’aires protégées sera en mesure de protéger les espèces d’arbres indigènes et (2) si il existe des réserves qui sont ‘’à l’abri du futur’’ et qui peuvent conserver l’habitat en dépit de la plupart ou même de tous les scénarios. Les efforts e conservation devraient être ciblés sur ces derniers.

Je remercie les Drs. Guy Swinnerton, professeur émérite, Université de l’Alberta, Elizabeth Halpenny, Université de l’Alberta, Bill Crins, Ministère des ressources naturelles de l’Ontario, et Rob Wright, Tourisme, parcs , culture et sports Saskatchewan pour avoir évaluer les soumissions.

Laura Gray (gauche) et Tim Antill (droite), les récipiendaires de la bourse ‘’Home place’’ Stan Rowe du CCAE pour 2008.

Bourse d’études graduées « Home Place » de Stan Rowe

 
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